
0819 | Product Hunt : santé, agents IA, recherche et décisions
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Ce tour d'horizon de la semaine sur Product Hunt passe en revue huit lancements qui répondent chacun à un problème concret. Hubble et Finch s'attaquent aux dossiers médicaux éparpillés entre fax et portails. CrewTower et Shepherd proposent deux approches pour surveiller les agents de codage IA. Deepmark et Memoria rendent le contenu des favoris, reels et captures enfin recherchable en langage naturel. Reckon capture prédictions et degré de certitude avant de connaître le résultat d'une décision.
Chronologie
- 00:00:00 Introduction
- 00:00:47 Hubble et Finch : deux solutions pour les dossiers médicaux
- 00:02:23 CrewTower et Shepherd : garder la main sur les agents de codage IA
- 00:03:53 Deepmark et Memoria : retrouver ses liens, reels et captures
- 00:05:46 Reckon : conserver ses prédictions et sa confiance avant de savoir
- 00:08:41 Salem Robotics : envoyer un robot dans l'installation dangereuse
- 00:11:22 Tiny Funnel : une analytique d'entonnoir qui compte tout le monde
- 00:14:04 Gauge : séduire les agents de codage qui choisissent votre outil
- 00:17:17 Skim Recap : rattraper ce qu'on a sauté et comprendre les termes
Liens connexes
- Hubble - Bri Product Hunt
- Finch - Bri Product Hunt
- CrewTower - Bri Product Hunt
- Shepherd Terminal - Bri Product Hunt
- Deepmark - Bri Product Hunt
- Memoria - Bri Product Hunt
- Reckon - Bri Product Hunt
- Salem Robotics - Bri Product Hunt
- Tiny Funnel - Bri Product Hunt
- Gauge - Bri Product Hunt
- Skim Recap - Bri Product Hunt
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Transcript
Claire Martin: Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans le ProductHunt Daily de Bri Radio. Je suis Claire Martin, et aujourd'hui nous avons une édition qui tourne autour d'un même thème: deux façons de faire face au même problème, souvent, sur ce terrain de lancement.
Nicolas Moreau: Et je suis Nicolas Moreau. Au programme notamment, une confrontation entre deux approches du dossier de santé, du côté des développeurs. Mais aussi deux lancements qui s'attaquent au même casse-tête: piloter plusieurs agents de codage IA sans perdre le fil.
Claire Martin: Sans oublier deux autres réponses opposées à une question que l'on connaît tous: retrouver ce qu'on a sauvegardé. Et puis, un journal de décisions pour iPhone et iPad, un cerveau logiciel pour robots autonomes, un outil d'analyse d'entonnoir, et une extension de lecture locale.
Nicolas Moreau: De quoi explorer des lancements très variés. Restez avec nous, on démarre tout de suite.
Claire Martin: Le dossier médical, c'est la bête noire de beaucoup de développeurs, et deux produits de ce brief Product Hunt s'attellent au problème de deux manières opposées. Côté développeurs, Hubble est une API qui récupère les dossiers médicaux d'un patient. Le constat des fondateurs, c'est que ces dossiers sont éparpillés entre les prestataires, les fax, les serveurs vocaux et les portails patients. Et surtout, la plupart des API ne renvoient que le sous-ensemble visible côté portail. Vous n'obtenez jamais le dossier complet.
Nicolas Moreau: Donc comment Hubble complète-t-il ce qui manque?
Claire Martin: Concrètement, Hubble se connecte aux systèmes de santé, et quand une API revient vide, des agents navigateur soumettent la demande à travers les portails, et des agents vocaux appellent les services de dossiers au nom du patient. Le patient vérifie son identité une seule fois, peut revoir chaque source et révoquer l'accès à tout moment. Hubble assemble ensuite le tout et le renvoie par une seule API, sur la base du droit d'accès individuel du patient.
Nicolas Moreau: Et l'équipe derrière ça? Le CEO, Prabha Dublish, était la première embauche produit chez Grow Therapy, et le CTO, Aaron Leon, déclare avoir lancé le premier agent IA de production chez Amazon One Medical. Ils affirment d'ailleurs être l'équipe derrière les agents IA de ces deux entreprises, utilisés selon eux par des millions de patients.
Claire Martin: Le site revendique plus de quarante outils connectés, dont Epic, Cerner, athenahealth, UnitedHealthcare et Aetna. Côté technique, on parle de conformité HIPAA, d'une sortie structurée avec des identifiants déterministes et une piste d'audit, d'un accès côté patient déjà en production, et d'un accès côté prestataire en bêta. Si ça tient la route, c'est un argument sérieux pour toute équipe qui construit un produit autour des dossiers médicaux.
Nicolas Moreau: Autre casse-tête très différent: faire tourner plusieurs agents de codage IA sans perdre le fil. Deux lancements récents s'y attaquent. CrewTower, construit par Said, vit dans l'encoche du MacBook et surveille les agents comme Claude Code, Codex, Cursor, Gemini ou Qwen. Quand un agent demande une autorisation, la requête s'affiche dans l'encoche avec son contexte — la commande exacte, le fichier modifié, la question — et l'utilisateur approuve ou refuse en un clic, sans toucher au terminal.
Claire Martin: Donc on ne passe plus son temps à jongler entre les onglets de terminal pour voir ce que chaque agent veut.
Nicolas Moreau: Exactement. Toutes les sessions sont visibles en même temps: en cours, en attente, terminées, et un clic vous amène directement au bon onglet. Il y a aussi un indicateur de consommation du contexte, qui passe à l'ambre au-delà de soixante-dix pour cent et au rouge au-delà de quatre-vingt-dix, un signalement des commandes destructrices avant validation, et un mode confidentialité qui ferme le panneau et coupe les sons. Selon la fiche produit, le code et les transcriptions ne quittent jamais le Mac. Il exige macOS 15 ou plus, et le tarif de lancement est en place, sans code de réduction.
Claire Martin: Et l'Le concurrent, Shepherd Terminal, adopte l'approche opposée: c'est un espace de travail macOS persistant, conçu pour les agents, qui fait tourner Codex et Claude dans des onglets, des panneaux et des machines distantes. Les sessions terminal restent vivantes même quand l'application se ferme, et on peut reprendre son travail là où on l'avait laissé.
Nicolas Moreau: Donc d'un côté, un gestionnaire d'autorisations ultra-visible dans l'encoche, de l'autre, un espace de travail persistant qui garde tout en vie. Deux réponses au même problème: garder la main sur ses agents de codage au lieu de les laisser faire n'importe quoi en arrière-plan.
Claire Martin: Et si le problème n'était plus de sauvegarder, mais de retrouver? Deux lancements de cette édition répondent au même souci de manière opposée: chercher dans le contenu de ce qu'on a sauvegardé, pas dans le titre. Deepmark commence par réunir les favoris du navigateur, les bookmarks X, les sauvegardes Instagram et les listes YouTube dans une seule bibliothèque privée. Ensuite, pour chaque sauvegarde, il lit les pages, transcrit les vidéos et les reels, décrit et OCRise quelques images, puis indexe le tout.
Nicolas Moreau: Donc on cherche en langage naturel, dans le contenu lui-même.
Claire Martin: Oui. Vous tapez « la vidéo avec l'astuce de pâtes à une poêle », et vous retrouvez le reel même si rien dans le titre ne le mentionne. Le créateur annonce qu'une sauvegarde devient recherchable en environ quatre-vingt-dix secondes, et qu'une recherche sur dix mille éléments répond en moins d'une centième de seconde. Il revendique aussi un rappel top-cinq de quatre-vingt-neuf pour cent sur les requêtes vagues, et une transcription dans quatre-vingt-dix-neuf langues — une requête en anglais peut retrouver un transcript en hindi.
Nicolas Moreau: Et comment ça s'intègre aux outils d'IA? Deepmark fournit un serveur MCP hébergé: une simple URL, une authentification OAuth sans clé API, et trois outils — recherche, dernières sauvegardes, et détail complet avec transcripts, OCR et descriptions visuelles. C'est compatible avec Claude, Cursor ou ChatGPT, et limité à votre propre bibliothèque.
Claire Martin: Côté confidentialité, les synchronisations sociales passent par le navigateur de l'utilisateur via les endpoints de chaque site, sans jamais voir de mot de passe. Et tout sauf les favoris navigateur reste désactivé jusqu'à activation explicite. Le tarif est de dix dollars par mois, ou quatre-vingt-quatre dollars par an, soit sept dollars par mois en facturation annuelle. Pas d'essai, mais une bibliothèque de démonstration consultable gratuitement. Ce qui est frappant, c'est que le problème de la sauvegarde est largement résolu depuis longtemps — le vrai enjeu, c'est de pouvoir retrouver ce qu'on a mis de côté, au moment où on en a besoin.
Claire Martin: Une nouvelle application sur Product Hunt, Reckon, capture ce qu'on pensait vraiment avant de connaître le résultat d'une décision. Lancée par le développeur indépendant Roland Leth, elle part d'un constat: quand le résultat d'une décision arrive, souvent des semaines plus tard, la mémoire a déjà été réécrite par le recul. Une application de notes capture ce qui s'est passé, un journal capture ce qu'on a ressenti, mais aucun des deux ne capture ce qu'on avait prédit, ni à quel point on en était sûr avant de savoir. Reckon fait enregistrer une prédiction avec un pourcentage de confiance, une ligne de raisonnement et une date de relecture. Des points de contrôle intermédiaires notent ce qui change: nouvelles informations taguées positives ou négatives, confiance mise à jour. Au dénouement, on consigne le résultat et sa satisfaction, puis, 30 à 60 jours plus tard, l'application redemande si l'on referait ce choix. Après quelques dizaines de décisions résolues, Reckon affiche un diagramme de fiabilité comparant la confiance déclarée au taux de réussite réel — par exemple, des paris faits à 70 % qui aboutissent environ 70 % du temps — pour montrer où la confiance sur- ou sous-estime les résultats et dans quels domaines le jugement est le plus fiable. Côté disponibilité: iPhone et iPad, synchronisation iCloud, aucun compte, aucune donnée envoyée sur un serveur, et achat unique sans abonnement. Le créateur le destine aux fondateurs, parents, planificateurs, investisseurs et à toute personne soucieuse de penser clairement; il dit ne pas viser la communauté du forecasting, tout en restant lisible pour elle.
Nicolas Moreau: C'est vrai, on a tous tendance à se raconter qu'on le savait depuis le début. Et c'est là que Reckon intervient: une application de notes capture ce qui s'est passé, un journal capture ce qu'on a ressenti, mais ni l'un ni l'autre ne capture ce qu'on avait prédit, ni le degré de certitude qu'on avait avant de savoir.
Claire Martin: Exactement. Dans Reckon, on enregistre une prédiction avec un pourcentage de confiance, une ligne de raisonnement et une date de relecture. Ensuite, au fil du temps, on note ce qui change: les nouvelles informations taguées positives ou négatives, la confiance qu'on met à jour. C'est un vrai suivi en plusieurs étapes.
Nicolas Moreau: Et puis au dénouement, on consigne le résultat et sa satisfaction. Le plus intéressant, c'est que trente à soixante jours plus tard, l'application redemande si l'on referait ce choix. Après quelques dizaines de décisions résolues, elle affiche un diagramme de fiabilité qui compare la confiance déclarée au taux de réussite réel.
Claire Martin: Concrètement, ça veut dire qu'on peut voir si les paris qu'on faisait à soixante-dix pour cent aboutissent réellement dans environ soixante-dix pour cent des cas. C'est un moyen très direct de repérer où la confiance surestime ou sous-estime les résultats, et dans quels domaines on juge le plus fiablement.
Nicolas Moreau: Côté pratique, Reckon tourne sur iPhone et iPad, avec une synchronisation iCloud, aucun compte à créer et aucune donnée envoyée sur un serveur. Et c'est un achat unique, sans abonnement. Le créateur le destine aux fondateurs, aux parents, aux planificateurs et aux investisseurs — à toute personne soucieuse de penser clairement. Il précise d'ailleurs qu'il ne vise pas la communauté du forecasting, même si l'outil reste lisible pour elle.
Claire Martin: Cette semaine sur Product Hunt, Salem Robotics se présente comme un cerveau logiciel destiné à faire fonctionner des robots autonomes pour des levés, des inspections et des manipulations dans des installations dangereuses. Le principe: au lieu d'envoyer des techniciens avec des détecteurs portatifs et des blocs-notes, un opérateur dessine l'itinéraire sur un tableau de bord, depuis un téléphone ou un ordinateur. Le robot navigue ensuite seul, ouvre des portes, tourne des vannes, prend des mesures et produit un rapport prêt pour la conformité, avec des cartes de chaleur et des risques signalés. La présentation décrit un flux en trois étapes, zéro téléopération et sans code: planifier, exécuter, rapporter. Les capacités annoncées couvrent l'inspection nucléaire, le levé radiologique, le LDAR, la corrosion, le NDT, la mesure de température et d'autres collectes de données spécifiques. La plateforme se veut agnostique sur le matériel: elle peut fonctionner avec des robots déjà déployés ou être fournie avec un robot adapté. Le déploiement peut se faire en local, avec une connectivité limitée, sur des sites connectés, à faible connectivité ou air-gapped. Les enregistrements sont horodatés et liés spatialement, conçus pour les environnements réglementés. Le cofondateur Janak, cité dans la discussion, explique que lors de son travail chez Los Alamos dans le déploiement de robots en installations nucléaires, les levés radiologiques se font encore comme il y a des décennies: des techniciens parcourent des itinéraires avec des détecteurs portatifs et des blocs-notes, puis retranscrivent manuellement.
Nicolas Moreau: Ensuite, le robot navigue tout seul, ouvre des portes, tourne des vannes, prend des mesures et produit un rapport prêt pour la conformité, avec des cartes de chaleur et des risques signalés. La présentation décrit un flux en trois étapes, zéro téléopération et sans code: planifier, exécuter, rapporter.
Claire Martin: Et les domaines visés sont très spécialisés: inspection nucléaire, levé radiologique, détection de fuites, corrosion, contrôle non destructif, mesure de température. La plateforme se veut agnostique sur le matériel — elle peut fonctionner avec des robots déjà déployés ou être fournie avec un robot adapté. Elle peut aussi tourner en local, avec une connectivité limitée, sur des sites connectés ou même entièrement déconnectés du réseau.
Nicolas Moreau: Le cofondateur Janak, cité dans la discussion, donne une image très parlante du problème. Lors de son travail chez Los Alamos dans le déploiement de robots en installations nucléaires, il explique que les levés radiologiques se font encore comme il y a des décennies: des techniciens parcourent des itinéraires avec des détecteurs portatifs et des blocs-notes, puis retranscrivent manuellement.
Claire Martin: Donc Salem veut remplacer tout ça par des enregistrements horodatés et liés spatialement, pensés pour les environnements réglementés. C'est un bel exemple de modernisation d'un métier à haut risque où le savoir-faire s'est peu fait évoluer depuis longtemps.
Claire Martin: Sur Product Hunt encore, Tiny Funnel se présente comme un outil d'analyse d'entonnoir « que l'on comprend vraiment », sans cookies. Son créateur, Oli, également fondateur de PreProduct, un logiciel de pré-commande pour marques e-commerce, explique qu'il avait des analytics installés sans presque jamais les ouvrir: répondre à une question concrète — par exemple quels articles de blog ou referrers envoient des visiteurs qui s'inscrivent réellement — devenait une vraie tâche au lieu d'une vérification de cinq secondes. L'outil affiche l'entonnoir étape par étape dès la connexion: d'où viennent les visiteurs, jusqu'où chacun va, combien achètent. Les filtres permettent de cibler un ensemble précis — depuis Google plus a atteint au moins l'étape deux — et les options de filtre affichent leurs statistiques avant même d'être sélectionnées. Sans cookies, tout le monde est compté. En descendant, on voit l'entonnoir dans le temps et le parcours complet de chaque visiteur: provenance, campagne, pages touchées, rebond ou conversion. Quatre types d'étapes sont configurables: visite de page, état de page, clic et événements serveur. Chaque modification apportée aux pages du client apparaît sur la même chronologie que ses conversions, pour voir ce qui a fait bouger le chiffre. Côté tarification, le site annonce 10 $ par mois et par entonnoir, avec un essai gratuit de 7 jours sans carte bancaire et sans engagement annuel. Les visiteurs suivis sont illimités, les parcours complets visiteur par visiteur sont inclus, et jusqu'à 5 membres d'équipe peuvent être invités gratuitement.
Nicolas Moreau: Je connais le problème. Par exemple, vouloir savoir quels articles de blog ou quelles sources envoient des visiteurs qui s'inscrivent réellement, ça devrait être une vérification de cinq secondes. Et avec Tiny Funnel, l'entonnoir s'affiche étape par étape dès la connexion: d'où viennent les visiteurs, jusqu'où chacun va, combien achètent.
Claire Martin: Et les filtres sont pensés pour être directs: on peut cibler un ensemble précis — par exemple, depuis Google et ayant atteint au moins la deuxième étape. Et surtout, les options de filtre affichent leurs statistiques avant même d'être sélectionnées, donc on peut voir ce qu'on va obtenir avant de s'engager.
Nicolas Moreau: Sans cookies, tout le monde est compté, ce qui est le point de départ de l'outil. En descendant, on voit l'entonnoir dans le temps et le parcours complet de chaque visiteur: sa provenance, sa campagne, les pages touchées, le rebond ou la conversion. Quatre types d'étapes sont configurables: visite de page, état de page, clic et événements serveur.
Claire Martin: Un point vraiment pratique: chaque modification apportée aux pages du client apparaît sur la même chronologie que les conversions. Donc on peut voir directement ce qui a fait bouger le chiffre après un changement. Côté tarification, le site annonce dix dollars par mois et par entonnoir, avec un essai gratuit de sept jours sans carte bancaire et sans engagement annuel. Les visiteurs suivis sont illimités, les parcours complets sont inclus, et jusqu'à cinq membres d'équipe peuvent être invités gratuitement.
Claire Martin: Lancée sur Product Hunt, Gauge est une plateforme de visibilité et d'analyse pour l'optimisation des moteurs de réponse générative, un domaine qu'elle baptise « GEO ». Son positionnement repose sur l'« agent-led growth »: selon le lancement, les agents de codage intègrent désormais des outils dans les codebases de façon autonome, sans passer par un vendeur ni une démo. Gauge affirme exécuter de vraies sessions de codage pour identifier les actions qui améliorent la sélection de l'outil par l'agent, puis l'expérience une fois l'outil retenu. Son créateur dit avoir conçu la plateforme après une forte demande de clients dev-tool, citant Supabase, Mux, OpenRouter, Resend, PostHog, Braintrust, Clerk, Railway et Mintlify. Deux questions centrales animent l'équipe: mon outil est-il choisi par l'agent de codage? L'agent sait-il l'utiliser correctement? Côté fonctionnalités, Gauge surveille les réponses générées par ChatGPT, Claude, Gemini, Perplexity, Copilot, AI Mode et AI Overviews pour détecter les mentions de la marque, analyse ce qui est cité ou absent, compare la marque aux concurrents, puis peut générer du contenu, le publier sur le site ou le CMS et mesurer son effet. L'offre démarre gratuitement, une démo est proposée, et le lancement précise que chaque compte est crédité de 100 dollars de crédits gratuits. Les études de cas publiées par Gauge, à lire comme des déclarations de l'entreprise, avancent des progressions marquées: PostHog attribue à ce travail une croissance de 41 fois du trafic issu des LLM et le statut de domaine le plus cité de son secteur; Braintrust serait passée
Nicolas Moreau: Et son positionnement repose sur une idée forte, l'agent-led growth. Autrement dit, les agents de codage choisissent et intègrent désormais des outils directement dans les codebases, de façon autonome, sans passer par un vendeur ni une démo. La question centrale devient donc: est-ce que mon outil est choisi par l'agent de codage? Et s'il est choisi, est-ce que l'agent sait l'utiliser correctement?
Claire Martin: Le créateur explique d'ailleurs avoir conçu Gauge après une forte demande de clients dev-tool, en citant des noms connus du secteur comme Supabase, Mux, OpenRouter, Resend ou PostHog. La plateforme prétend exécuter de vraies sessions de codage pour identifier quelles actions améliorent la sélection de l'outil par l'agent, puis l'expérience une fois l'outil retenu.
Nicolas Moreau: Concrètement, Gauge surveille les réponses générées par ChatGPT, Claude, Gemini, Perplexity et Copilot, qu'elle nomme tous, pour détecter les mentions de la marque. Elle analyse ce qui est cité ou absent, compare au positionnement des concurrents, et peut même générer du contenu, le publier sur le site ou le CMS de l'entreprise, puis mesurer l'effet de cette publication.
Claire Martin: Bon à savoir aussi, l'offre démarre gratuitement, avec une démo proposée et 100 dollars de crédits offerts à chaque compte. Quant aux études de cas publiées, il faut les lire comme des déclarations de l'entreprise elle-même. PostHog y attribue à ce travail une croissance de 41 fois du trafic issu des assistants IA, et revendique le statut de domaine le plus cité de son secteur. Un gros argument de vente, mais à prendre avec les précautions d'usage lorsque c'est le fournisseur qui publie ses propres chiffres.
Nicolas Moreau: C'est le cœur du sujet: quand l'agent devient le premier destinataire de votre documentation et de votre offre, savoir comment il vous perçoit et comment il vous explique devient un avantage concurrentiel direct. Et c'est exactement la promesse que Gauge veut monétiser.
Claire Martin: Skim Recap, présenté comme une extension Chrome signée par Yui Morii sur sa page produit, est un assistant de lecture local destiné aux longs articles, documentations, essais et posts de recherche. Le créateur explique dans la discussion qu'il l'a construite parce qu'il défilait souvent très vite sur plusieurs écrans d'articles longs, puis se demandait s'il avait sauté le passage important. L'extension détecte le défilement rapide et affiche, près du curseur, un court résumé du passage précisément sauté, et non de toute la page ni de tout ce qui précède. La fiche la positionne face aux relectures manuelles et aux résumés de page entière: déclenchement automatique au défilement rapide, résumé limité au passage sauté, exécution sur l'appareil via LiteRT-LM et WebGPU, et modèle téléchargé une seule fois puis mis en cache localement, au lieu d'une API hébergée à chaque requête. La version 0.4 ajoute trois éléments décrits par le créateur: les recaps s'arrêtent à un nombre raisonnable de points, Retry demande une formulation réellement différente, et la carte tourne dans une shadow root pour que le CSS de la page hôte ne puisse pas la restyler. La fonction mise en avant, Feynman, consiste à sélectionner un mot ou une phrase, sur la page ou dans la carte, puis à appuyer sur Feynman; le modèle Gemma 4 E4B utilise le paragraphe environnant, le contexte proche, le titre de section le plus proche et le titre de la page pour expliquer le terme dans ce contexte précis. Le créateur précise qu'un rec
Nicolas Moreau: L'idée est simple et élégante: l'extension détecte votre défilement rapide et affiche, juste à côté du curseur, un court résumé du passage précisément sauté. Pas de toute la page, pas de tout ce qui précède, juste le morceau que vous venez de survoler à toute vitesse. C'est ce qui la distingue notamment des résumés de page entière.
Claire Martin: Et le tout tourne sur votre appareil. La fiche le revendique clairement face aux relectures manuelles et aux résumés de page entière: déclenchement automatique au défilement rapide, résumé limité au passage sauté, exécution locale grâce au modèle LiteRT-LM et à WebGPU, et un modèle téléchargé une seule fois puis mis en cache, au lieu d'une API hébergée à chaque requête.
Nicolas Moreau: La version 0.4 ajoute trois améliorations décrites par le créateur: les résumés s'arrêtent à un nombre raisonnable de points, la fonction Retry demande une formulation réellement différente au lieu de reformuler la même chose, et la carte tourne dans une shadow root pour que le CSS de la page hôte ne puisse pas la restyler.
Claire Martin: Et pour terminer, la fonction mise en avant, baptisée Feynman, en hommage au physicien et à sa méthode d'explication. Vous sélectionnez un mot ou une phrase, sur la page ou dans la carte, vous appuyez sur Feynman, et le modèle Gemma 4 E4B s'appuie sur le paragraphe environnant, le contexte proche, le titre de section le plus proche et le titre de la page pour expliquer ce terme précisément dans ce contexte. Un exemple qu'il donne: le mot argument n'aura pas le même sens dans un article de logique que dans une signature de fonction.
Nicolas Moreau: Au fond, c'est une belle réponse à un problème familier: la peur d'avoir raté l'essentiel en lisant en diagonale. Plutôt que de revenir en arrière à l'aveugle, Skim Recap vous donne juste le nécessaire, et en plus sans envoyer vos lectures sur un serveur distant.
Claire Martin: Voilà, nous arrivons au terme de cette émission. Merci beaucoup de nous avoir écoutés jusqu'au bout.
Nicolas Moreau: Oui, un grand merci à vous, chers auditeurs, pour votre fidélité et votre attention. Nous vous donnons rendez-vous très bientôt pour de nouveaux sujets.
Claire Martin: En attendant, prenez soin de vous, et à la prochaine fois. Bonne écoute!