0817 | Quatre outils tech à découvrir : CostLogic, Chert, HarnessRouter et Expeditione

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Dans cet épisode, nous passons en revue les lancements et projets de la semaine. Au programme : CostLogic, qui promet de transformer les plans PDF en devis et factures pour la construction grâce à son agent Onyx ; Chert, une solution pour déployer des agents IA vidéo capables de répondre aux appels FaceTime ; HarnessRouter Community Edition, une interface unifiée open source pour brancher plusieurs agent harnesses via une seule API ; Expeditione, une encyclopédie 3D interactive consacrée à l'Égy

Chronologie

  • 00:00:00 Introduction
  • 00:00:44 CostLogic : du plan à la facture avec l'agent Onyx
  • 00:04:00 Chert : des agents IA vidéo qui répondent aux appels FaceTime
  • 00:07:09 HarnessRouter Community Edition : une seule API pour plusieurs agents
  • 00:10:33 Expeditione : une encyclopédie 3D interactive à explorer
  • 00:13:32 Vidaya : un score de healthspan et un plan de longévité
  • 00:16:40 AirAlarm : un réveil plus doux avec iPhone et AirPods

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Transcript

Claire Martin: Bonjour et bienvenue dans ProductHunt Daily sur Bri Radio. Je suis Claire Martin, et aujourd'hui, on vous parle des lancements les plus marquants de la journée.

Nicolas Moreau: Et moi, Nicolas Moreau. Au programme notamment, un espace de travail de métré, de devis et de facturation pensé pour le secteur de la construction, ainsi qu'une solution pour construire des expériences vidéo, présentée comme l'équivalent de Vapi pour FaceTime.

Claire Martin: On verra aussi une interface unifiée open source pour les carcasses logicielles d'agents IA, une encyclopédie 3D interactive créée par une seule personne, et un tableau de bord de longévité piloté par l'IA qui exploite vos données de montres connectées.

Nicolas Moreau: Et pour finir, une application qui transforme votre iPhone et vos AirPods en alarme de sommeil. Tout ça tout de suite.

Claire Martin: CostLogic se présente comme un espace de travail de métré, de devis et de facturation pour le secteur de la construction, lancé cette semaine sur Product Hunt. L'outil repose sur un agent nommé Onyx, capable d'effectuer des actions à la place de l'utilisateur: il détecte les pièces sur les plans, chiffre le métré, rédige des factures et répond aux questions sur les chantiers. Le flux complet se déroule dans le navigateur: import de PDF de plans, calibration de l'échelle, mesure de quantités linéaires, surfaciques et par comptage directement sur le dessin, détection automatique des pièces via la fonction Auto Room, transformation des mesures en devis, puis en facture. Le fabricant affirme que les quantités mesurées alimentent directement les lignes de devis — avec marges, pertes, taxes et acomptes — sans resaisie, et qu'une facture peut être émise en un clic depuis un devis accepté, envoyée en PDF aux couleurs de l'entreprise, avec suivi des montants impayés et export CSV compatible avec QuickBooks. L'objectif annoncé est de passer du plan à la facture sans assembler cinq outils distincts, et de réduire un travail de plusieurs jours à des heures ou des minutes. Ces descriptions restent des affirmations du fabricant, non des résultats vérifiés. Dans la discussion communautaire, le cofondateur Micah explique que son équipe a constaté un manque d'outils capables d'exploiter l'IA dans la construction comme d'autres secteurs l'ont fait: les options existantes seraient soit des logiciels datant de 2005, soit de simples « GPT-wrappers » sujets à des erreurs coûteuses.

Nicolas Moreau: Et tout se passe directement dans le navigateur. On importe un plan en PDF, on calibre l'échelle, puis on mesure des longueurs, des surfaces ou des quantités comptées directement sur le dessin. La fonction, qu'ils nomment Auto Room, détecte automatiquement les pièces. Ensuite, ces mesures se transforment en devis, puis en facture.

Claire Martin: Ce qui est frappant, selon le fabricant, c'est que les quantités mesurées alimentent directement les lignes du devis — avec marges, pertes, taxes et acomptes — sans aucune resaisie. Et une fois le devis accepté, la facture se génère en un clic, envoyée en PDF aux couleurs de l'entreprise, avec le suivi des montants impayés et un export compatible avec QuickBooks.

Nicolas Moreau: L'objectif annoncé est clair: passer du plan à la facture sans avoir à assembler cinq outils différents, et compresser un travail qui prenait plusieurs jours en quelques heures, voire quelques minutes. Cela dit, à ce stade, ce sont des affirmations du fabricant, pas des résultats vérifiés.

Claire Martin: C'est un point important à garder en tête. Dans la discussion communautaire sur Product Hunt, le cofondateur Micah précise le constat de départ de son équipe: peu d'outils ont su exploiter l'intelligence artificielle dans la construction comme d'autres secteurs ont pu le faire. D'après lui, les options existantes seraient soit des logiciels datant de 2005, soit de simples surcouches à un grand modèle de langage, sujettes à des erreurs coûteuses.

Nicolas Moreau: Et c'est exactement ce que CostLogic entend corriger. L'approche vise un équilibre entre automatisation par l'IA et contrôle de l'utilisateur, pour éviter les erreurs de calcul qui peuvent coûter cher dans ce métier. Le pari, c'est de faire confiance à l'IA pour gagner du temps, mais sans jamais perdre la maîtrise des chiffres sur lesquels repose un devis.

Claire Martin: Une proposition qui répond à un vrai besoin du terrain: pour un artisan ou un bureau d'études, le temps passé à reprendre des plans et à ressaisir les quantités représente souvent la plus grosse perte de productivité. Si l'outil tient ses promesses de fiabilité, on tient un candidat sérieux pour remplacer plusieurs outils spécialisés.

Nicolas Moreau: Chert, lancé aujourd'hui sur Product Hunt, se présente comme « Vapi pour FaceTime »: une solution pour construire et déployer des agents IA vidéo capables de répondre à des appels FaceTime et d'en passer, en quelques lignes de code seulement. L'agent voit ce que l'utilisateur montre à la caméra et répond en temps réel. Le cofondateur Gary, qui présente le produit, résume le problème visé: les agents vocaux actuels sont « aveugles » et ne peuvent gérer que ce qu'un client sait décrire; dès qu'un problème devient visuel — par exemple quel câble brancher où, ou que dit cette erreur à l'écran — un humain doit intervenir. Chert veut utiliser FaceTime comme canal vidéo déjà installé et jugé fiable pour éviter ce passage par un humain. Les cas d'usage affichés sur le site sont le support à distance, la maintenance terrain, la prise de rendez-vous de télésanté, l'accompagnement guidé à l'intégration, les inspections visuelles et le service client. La configuration se fait en trois étapes: rédiger les instructions de l'agent, choisir un avatar et un cadrage, puis publier et assigner l'agent à une ligne FaceTime provisionnée. L'interface permet de configurer les instructions, le modèle temps réel, la voix, l'avatar, le cadrage, l'état de publication et l'attribution de ligne. Le produit se teste en direct en appelant le numéro FaceTime +1 310 279 2297, ou via un aperçu navigateur conçu pour vérifier la conversation, la voix, le microphone, le comportement d'interruption, l'avatar et le nettoyage avant publication.

Claire Martin: Ce qui change par rapport aux agents vocaux classiques, c'est la vidéo. L'agent voit réellement ce que l'utilisateur montre à la caméra et répond en temps réel. Le cofondateur Gary, qui présente le produit, résume le problème de départ: les agents vocaux actuels sont, selon lui, aveugles. Pour tout problème visuel — quel câble brancher où, que dit cette erreur à l'écran — il faut faire intervenir un humain, faute d'outil capable de voir.

Nicolas Moreau: Chert mise donc sur FaceTime comme canal vidéo déjà installé et jugé fiable, pour éviter ce passage par un humain. Les cas d'usage affichés sur le site couvrent le support à distance, la maintenance sur le terrain, les rendez-vous de télésanté, l'accompagnement à l'intégration, les inspections visuelles et le service client. Autant de scénarios où la description verbale ne suffit pas.

Claire Martin: Plus intéressante encore est la simplicité de mise en place annoncée. Trois étapes: on rédige les instructions de l'agent, on choisit un avatar et un cadrage, puis on publie et on assigne l'agent à une ligne FaceTime provisionnée. Le tout piloté depuis une interface qui permet de configurer les instructions, le modèle temps réel, la voix, l'avatar, le cadrage et l'état de publication.

Nicolas Moreau: Et pour tester sans attendre, le produit se vérifie en appelant directement un numéro FaceTime public, ou via un aperçu navigateur conçu pour valider la conversation, la voix, le micro, le comportement d'interruption, l'avatar et le nettoyage avant mise en ligne.

Claire Martin: Mais il reste une question ouverte de taille, et c'est elle qui vaut d'être surveillée de près: l'accès officiel à l'API FaceTime n'est pas encore disponible. C'est le point d'incertitude principal — jusqu'où cette solution pourra aller dépendra de la passerelle qu'elle pourra construire avec le système d'appel d'Apple, et de sa pérennité face aux évolutions d'iOS.

Nicolas Moreau: Une bonne illustration de la tendance du moment: faire passer les agents d'un simple rôle d'oreille à un vrai rôle d'œil, en s'appuyant sur les canaux que les gens utilisent déjà au quotidien plutôt que sur de nouvelles applications à installer.

Claire Martin: Un nouveau projet open source veut changer la façon dont on branche des agents dans un produit. Il s'appelle HarnessRouter Community Edition, et il se présente comme une interface unifiée open source pour les « agent harnesses », ces carcasses logicielles d'agents. Concrètement, il permet de connecter dans un produit trois harnesses — Codex, Claude Code et Hermes — via une seule API, le tout sur sa propre infrastructure, et de passer de l'un à l'autre sans reconstruire le backend. La version est publiée sous licence Apache 2.0. Ses créateurs la décrivent comme « OpenRouter, mais pour les agent harnesses au lieu des modèles » — c'est l'analogie mise en avant au lancement, pas un résultat vérifié. Le contexte revendiqué par l'éditeur mérite d'être précisé: l'équipe affirme qu'elle reconstruisait le même backend à chaque fois qu'elle avait besoin d'un runtime d'agent derrière un produit, en s'appuyant sur LangGraph, le SDK d'agents, pydantic, etc., et que les performances d'un harness maison « peinaient à rivaliser » avec Codex, Claude Code et Hermes. Après être passée à des harnesses prêts à l'emploi, elle déclare que le délai de livraison d'une fonctionnalité d'agent est passé de semaines à heures et que la qualité des agents est « dramatiquement meilleure » — là encore, c'est une auto-déclaration, non vérifiée. Côté fonctionnalités, le projet couvre plusieurs briques: les sessions, pour créer, reprendre et inspecter; le streaming, pour suivre tokens et événements pendant l'exécution; les fichiers, pour téléverser des entrées et conserver ceux de l'espace de travail; les artefacts, pour renvoyer des sorties finies au produit; l'annulation, pour arrêter un travail en cours via un contrat unique; et la gestion d'échec, avec des erreurs structurées cohérentes. L'ensemble tient dans un conteneur Docker unique, puisque Gateway, Runner et Console démarrent ensemble.

Nicolas Moreau: Donc au lieu de passer d'un modèle à un autre, on passe d'un agent prêt à l'emploi à un autre, en gardant la même infrastructure derrière. Concrètement, cette interface unifiée permet de brancher dans un produit trois harnesses bien connus: Codex, Claude Code et Hermes, tout ça via une seule API, sur sa propre infrastructure.

Claire Martin: Et c'est publié sous licence Apache 2.0, ce qui veut dire que c'est librement réutilisable. L'équipe derrière le projet raconte que, avant, chaque fois qu'elle avait besoin d'un runtime d'agent derrière un produit, elle reconstruisait le même backend à la main, en s'appuyant sur LangGraph, le SDK d'agents, pydantic et d'autres outils.

Nicolas Moreau: Et leur constat, c'est que ces harnesses maison avaient du mal à rivaliser avec les solutions prêtes à l'emploi. C'est auto-déclaré, mais ils affirment qu'après être passés aux harnesses standard, le délai de livraison d'une fonctionnalité d'agent est passé de semaines à heures, et que la qualité des agents s'est améliorée de manière spectaculaire.

Claire Martin: Ça, ce sont leurs chiffres, pas des résultats vérifiés, mais c'est le constat qu'ils mettent en avant. Ensuite, qu'est-ce qu'on retrouve concrètement dans cette interface? On a la gestion des sessions: créer, reprendre, inspecter. Le streaming, pour suivre les tokens et les événements pendant que l'agent s'exécute. La gestion des fichiers, pour envoyer des entrées et conserver ceux de l'espace de travail.

Nicolas Moreau: Et aussi les artefacts, c'est-à-dire récupérer les sorties finies pour les renvoyer dans le produit, la possibilité d'annuler un travail en cours via un contrat unique, et une gestion d'échec avec des erreurs structurées cohérentes. Autrement dit, tout ce qu'il faut pour qu'un produit puisse piloter des agents sans que le backend doive être reconstruit à chaque fois qu'on change de harness.

Claire Martin: Et l'ensemble tient dans un conteneur Docker unique, avec la passerelle, l'exécuteur et la console qui démarrent ensemble. C'est vraiment cette promesse-là: une seule API pour brancher plusieurs agents prêts à l'emploi, et pouvoir passer de l'un à l'autre sans toucher au backend.

Nicolas Moreau: Une encyclopédie 3D interactive créée par une seule personne — un développeur qui se présente sous le nom d'Aureon — propose une alternative à la lecture: au lieu de lire un sujet, on entre dans des mondes explorables, façonnés à la main, et on découvre le thème à travers l'interaction. L'application s'appelle Expeditione et tourne directement dans le navigateur. Selon le site, elle fonctionne sans connexion, sans publicité, sans pop-ups, sans traceurs et sans cookies. L'Égypte ancienne en est la première grande expédition, et Aureon déclare y avoir consacré plus de 1 000 heures de recherche, de reconstruction, de modélisation 3D, d'animation, de conception d'interactions, de rédaction et d'optimisation. Elle compte 5 scènes faites main — la vie familiale, les carrières, la vie des temples, le delta du Nil et les pyramides — avec des éléments interactifs, la présentation évoquant aussi un chat impertinent comme guide. Une contrainte d'ingénierie revendiquée par le créateur vaut d'être soulignée: la page d'accueil et les 4 premières scènes pèsent environ 1 Mo, modèles 3D, pistes audio, textures, shaders et code compris, ce qui lui sert à prouver qu'immersif ne doit pas rimer avec lourdeur. Une expédition « Couches de sol » (Layers of Soil) est également au menu, et une expédition « Biologie cellulaire » (Cell Biology) est annoncée, sans date précise. Côté accès, les trois premières expéditions sont gratuites pour toujours, sans connexion ni paywall, avec des ressources éducatives gratuites pour les classes. Pour le modèle économique, le site indique que les futures expéditions approfondies doivent financer le projet via des passes d'accès à vie, des options à l'expédition et des licences annuelles abordables pour les classes.

Claire Martin: Et ça s'appelle Expeditione. Première chose à noter: l'application tourne directement dans le navigateur, sans connexion, sans publicité, sans pop-ups, sans traceurs et sans cookies, selon le site. La première grande expédition, c'est l'Égypte ancienne.

Nicolas Moreau: Aureon déclare y avoir consacré plus de mille heures de travail: recherche, reconstruction, modélisation 3D, animation, conception d'interactions, rédaction et optimisation. L'expédition comprend cinq scènes faites main — la vie familiale, les carrières, la vie des temples, le delta du Nil et les pyramides — avec des éléments interactifs. Et la présentation évoque même un chat impertinent comme guide.

Claire Martin: Un chat guide, ça donne le ton. Et puis il y a une contrainte d'ingénierie que le créateur revendique: la page d'accueil et les quatre premières scènes pèsent environ un mégaoctet au total, modèles 3D, pistes audio, textures, shaders et code compris. L'idée, c'est de prouver qu'immersif ne doit pas rimer avec lourdeur.

Nicolas Moreau: Une expédition « Couches de sol » est aussi proposée, et une expédition sur la biologie cellulaire est annoncée, sans date précise. Et côté accès, les trois premières expéditions sont gratuites pour toujours, sans connexion ni paywall, avec des ressources éducatives gratuites pour les classes.

Claire Martin: Alors comment ça se finance, du coup? Le site indique que les futures expéditions approfondies doivent financer le projet, via des passes d'accès à vie, des options à l'expédition et des licences annuelles abordables pour les classes. Donc le modèle, c'est: ouvrir avec du contenu gratuit permanent, et monétiser les grandes expéditions qui viendront ensuite.

Claire Martin: Sur Product Hunt, une nouvelle application veut rassembler toutes vos données de santé dans un seul dossier, et elle se présente comme un tableau de bord de longévité piloté par l'IA. Vidaya transforme les données des wearables, des bilans sanguins, de l'ADN et des habitudes en un score de « healthspan » et un plan de longévité personnalisé. Derrière ce nom se trouve Kevin Amrelle, fondateur et CEO, accompagné de son cofondateur Venkata, responsable IA et data science. Le produit était auparavant connu sous le nom de Vitality AI Health — même produit, même équipe, nouveau nom. Le point de départ revendiqué: les données de santé sont éparpillées, entre les repas dans MyFitnessPal, les compléments dans SuppCo, les analyses de sang dans un PDF Quest, l'ADN dans Ancestry, l'historique médical dans Epic, les pas dans Apple Health, la qualité de l'air sur le tableau de bord de l'EPA et les ordonnances chez CVS, sans qu'aucune application ne les relie. Kevin Amrelle raconte qu'aucune de ses applications de santé n'a détecté la tendance quand sa fréquence cardiaque a plafonné à 120 BPM lors d'une course cycliste hivernale, avec une hypertension de stade 2 confirmée au tensiomètre. Là où la plupart des applications de santé grand public agrègent une ou deux catégories de données, Vidaya unifie plus de 60 sources, y compris des sources de qualité médicale comme Epic FHIR, Labcorp, Quest, 23andMe et AncestryDNA, dans un dossier longitudinal unique, avec des corrélations calculées à partir de ces données unifiées. Le service inclut aussi Vaya, un coach IA qui répond aux questions en langage naturel — par exemple « comment mon sommeil a-t-il changé après le début de Lexapro? » — avec une réponse fondée sur les données en une dizaine de secondes environ.

Nicolas Moreau: Et ce n'est pas une première mouture, d'ailleurs. Le projet était connu jusque-là sous le nom de Vitality AI Health — même produit, même équipe, nouveau nom. Le point de départ revendiqué, c'est la dispersion: vos repas dans MyFitnessPal, vos compléments dans une autre appli, vos analyses de sang dans un PDF, votre ADN chez 23andMe ou Ancestry, votre historique médical dans Epic, vos ordonnances à la pharmacie.

Claire Martin: Clairement, le constat est celui qu'on connaît: aucune application ne relie tout ça. Et le fondateur a une histoire personnelle pour l'appuyer. Rien de ses applications de santé n'a détecté la tendance quand sa fréquence cardiaque a plafonné à 120 battements par minute lors d'une course cycliste en hiver — avec une hypertension de stade 2, d'ailleurs confirmée au tensiomètre.

Nicolas Moreau: C'est là que Vidaya veut trancher avec les applis grand public, qui agrègent en général une ou deux catégories de données à la fois. Là, on parle de plus de soixante sources unifiées, dont plusieurs de qualité médicale — Epic FHIR, Labcorp, Quest, 23andMe, AncestryDNA — dans un seul dossier longitudinal, avec des corrélations calculées à partir de ces données réunies.

Claire Martin: Et le tout débouche sur un score d'healthspan et un plan de longévité personnalisé, avec un coach IA appelé Vaya qui répond en langage naturel. Par exemple, vous lui demandez comment votre sommeil a changé depuis le début d'un traitement, et il vous répond en une dizaine de secondes, fondé sur vos données.

Nicolas Moreau: Les wearables, les bilans sanguins, l'ADN, les habitudes — c'est la matière première. Et si on devait retenir une chose, c'est peut-être là: l'ambition n'est pas une énième application de suivi, mais un vrai dossier de santé unifié, construit justement là où la plupart des outils s'arrêtent.

Claire Martin: À l'opposé du spectre, une application bien plus légère présentée sur Product Hunt veut rendre le réveil moins brutal: AirAlarm transforme un iPhone et des AirPods en réveil plus doux. Plutôt que de fixer une minute d'alarme exacte, l'utilisateur choisit une fenêtre de réveil. Il s'endort avec ses AirPods, avec les sons intégrés de l'application — pluie, océan, forêt, ventilateur, bruit blanc — ou l'audio d'une autre application; l'application détecte l'endormissement via les AirPods et programme le réveil à la fin d'un cycle de 90 minutes, à l'intérieur de la fenêtre choisie. La créatrice explique l'avoir construite pour une alarme plus douce, sans ajouter un wearable, un compte ou un profil de sommeil dans le cloud à sa routine. L'application est développée en SwiftUI natif et utilise AlarmKit d'Apple pour la planification système de l'alarme. L'historique de sommeil reste sur l'iPhone, avec pas de publicités, pas de SDK d'analytics, pas de compte requis et pas besoin d'Apple Watch, le site précisant d'ailleurs que la prise en charge d'Apple Watch n'est pas une promesse publique. L'application prend actuellement en charge l'anglais, le chinois simplifié et le japonais, et elle est conçue pour les AirPods Pro, les AirPods 3 et les AirPods plus récents que l'on peut porter confortablement en dormant. Elle n'est pas un dispositif médical ni un tracker de sommeil diagnostique, et la promesse, selon le site, est simple: rendre le réveil moins brutal, surtout les matins où une alarme fixe laisse groggy, avec l'expérience avant tout plutôt qu'une leçon de science du sommeil.

Nicolas Moreau: Et le fonctionnement est malin. Vous vous endormez avec vos AirPods, en écoutant les sons intégrés de l'application — pluie, océan, forêt, ventilateur, bruit blanc — ou l'audio d'une autre application. L'application détecte votre endormissement via les écouteurs et programme le réveil à la fin d'un cycle de 90 minutes, toujours à l'intérieur de la fenêtre que vous avez choisie.

Claire Martin: La créatrice explique clairement la motivation: une alarme plus douce, sans ajouter un wearable, un compte ou un profil de sommeil dans le cloud à sa routine. C'est pensé pour rester simple et local.

Nicolas Moreau: Simple et local, oui — tout l'historique de sommeil reste sur l'iPhone. Pas de publicités, pas de kit d'analytics, pas de compte requis, et pas besoin d'Apple Watch. Le site précise d'ailleurs que la prise en charge d'Apple Watch n'est pas une promesse publique. L'application est développée en SwiftUI natif et s'appuie sur le moteur système d'Apple pour la planification de l'alarme.

Claire Martin: Compatible avec les AirPods Pro, les AirPods 3 et les générations plus récentes que l'on peut porter confortablement en dormant. Et soyons clairs: ce n'est pas un dispositif médical ni un tracker de sommeil diagnostique. C'est avant tout une question d'expérience.

Nicolas Moreau: Oui, une expérience avant tout, plutôt qu'une leçon de science du sommeil. La promesse, c'est juste de rendre le réveil moins brutal, surtout les matins où une alarme fixe vous laisse groggy. Pour l'instant, l'application est disponible en anglais, en chinois simplifié et en japonais.

Claire Martin: Merci beaucoup de nous avoir écoutés jusqu'au bout. Nous espérons que ces échanges vous ont apporté des repères utiles.

Nicolas Moreau: Prenez soin de vous, et nous vous donnons rendez-vous très bientôt pour un nouvel épisode. À très vite!